Comment exploiter le ray-grass anglais
Le ray-grass anglais est particulièrement à sa place sous les climats océaniques et dans les terres fraîches. C’est dans ces conditions qu’il est productif et qu’il dure le plus longtemps. Cette espèce est avant tout utilisée en pâturage mais on peut faucher le ray-grass anglais pour une utilisation en foin ou en ensilage.
Au printemps, le ray-grass anglais peut être pâturé tôt.
Selon les régions et selon la précocité de la variété, il démarre fin mars-avril et commence à épier entre le début mai et la fin juin (variétés tardives). Le stade idéal pour faire pâturer du ray-grass anglais est atteint quand l’herbe arrive à la cheville et recouvre la botte.
Les variétés tardives présentent ce qu’on appelle « une grande souplesse
d’exploitation » qui permet de les faire pâturer plus longtemps à la fin du printemps. Lorsque l’herbe
commence à épier (stade « début épiaison »), il faut retirer le troupeau de la parcelle.
C’est à ce stade qu’il est fortement conseillé de faucher le ray-grass anglais pour l’ensiler ou faire du foin.
Comme les tiges du ray-grass anglais durcissent assez lentement, on peut au besoin faire pâturer le ray-grass anglais à
un stade un peu plus avancé que le dactyle ou la fétuque élevée. Les variétés précoces
ont généralement un port plus dressé, ce qui les rend faciles à faucher.
Le ray-grass anglais
associé au trèfle blanc
Associer 3 à 5 kg de semences de trèfle blanc à 15 à 20 kg de ray-grass anglais permet d’améliorer la qualité des prairies à différents niveaux mais demande des précautions qu’il faut connaître.
- L’association permet d’allonger la période de pâturage à la fin du printemps et à
l’automne grâce à la plus grande stabilité de la valeur alimentaire du trèfle blanc ;
la chute de qualité de la prairie en fin de cycle est moins brutale qu’avec du ray-grass anglais seul ;
l’introduction de la légumineuse (?) dans les prairies contribue à augmenter l’autonomie en protéines des élevages. - La fixation de l’azote de l’air par les nodosités du trèfle blanc permet de couvrir les besoins en azote du ray-grass anglais ; ceci entraîne une diminution des apports d’engrais pouvant aller de 150 à 250 kg d’azote minéral par hectare.
- Le désherbage devient plus délicat du fait de la présence de deux familles (?) de plantes.
- Le trèfle blanc supporte mal le piétinement en conditions humides ; il nécessite des sols sains et bien aérés afin de favoriser la fixation de l’azote et le développement des stolons.
- Le trèfle blanc n’est pas bien adapté à la fauche ; riche en azote soluble, il nécessite un bon préfanage pour l’ensilage, et son séchage pour faire du bon foin est délicat à cause des pertes de feuilles.
- Une proportion supérieure à 60% de trèfle blanc dans une association entraîne des risques de météorisation pour le troupeau au pâturage, et une diminution globale de la production de la prairie ; il faut suivre de près la colonisation de la légumineuse (?) et conserver une proportion de trèfle comprise entre 30 et 50 %.
Fiche de synthèse ray-grass anglais
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